frères & sœurs

Moines et moniales
nous contacter

Fraternité

Dieu, se faisant homme, s’est fait notre frère. Devenus en Christ enfants d’un même Père, c’est à notre tour d’apprendre le joyeux labeur de la fraternité, en vivant notre vocation monastique au sein de la Famille de Jérusalem.

Cette famille comporte deux fraternités distinctes, celle des frères et celle des sœurs, qui vivent chacune de manière autonome mais se retrouvent pour l’essentiel : leur mission de prière, trois fois par jour, au cœur de la ville, dans un double témoignage de pureté, de simplicité et d’amitié. Un même esprit de famille les anime, un même appel les rassemble : contempler Dieu dans la cité des hommes, nos frères.

« N’est-ce pas là l’essentiel ? Guidés par la même Parole, nourris du même Corps, portant le même nom et vivant du même idéal spirituel, frères et sœurs deviennent alors les témoins paisibles et joyeux du Royaume qui vient. »

Livre de Vie de Jérusalem § 176

|
|
|
|
|

Prière

La vie monastique, c’est une inlassable recherche de Dieu. Ou plutôt, c’est l’accueil inlassable de Dieu qui le premier, part à notre recherche. La prière est le lieu privilégié de cette rencontre.

Prière personnelle, dans le secret de l’oraison du matin et du soir, dans l’écoute amoureuse de sa Parole en cellule à travers la Lectio Divina quotidienne. Louange et supplication communautaires à travers une liturgie au carrefour de l’Orient et de l’Occident, chantée en polyphonie et ouverte à tous matin, midi et soir. Prière qui se fait action de grâce quotidienne pour le pain reçu, ou supplication pour telle situation rencontrée au cours des allées et venues dans la ville, et parfois écoute vigilante dans le grand silence de la nuit.

Solitaire ou communautaire, silencieuse ou chantée, elle est le murmure de notre cœur qui se laisse rencontrer, et partage sa joie d’avoir été ainsi trouvé.

« En devenant moine, tu choisis de faire de ta vie une prière et de la prière ta vie»

Livre de Vie de Jérusalem §12

|
|
|
|
|

Travail

Pour la plupart des hommes, travailler est une nécessité ; frères et sœurs de Jérusalem, nous n’y échappons pas ! Seulement, ce travail salarié que nous voulons vivre au cœur de la ville revêt des modalités un peu particulières : nous choisissons de ne travailler qu’à mi-temps en réservant le reste de notre temps pour la prière et la vie fraternelle. Il nous invite donc à la sobriété, en nous situant en décalage par rapport à un monde qui aurait tendance à le sacraliser.
Parfois vécu en habit monastique, parfois « incognito », ce travail nous rend solidaires de tous ceux que nous y croisons, partageant avec eux ses joies et son labeur.

« En travaillant à temps réduit et pour un salaire souvent minime, rappelle à ce monde, sans discours mais par ta vie, (…)  qu’il nous faut tous chercher d’abord le royaume de Dieu et sa justice. »

Livre de Vie de Jérusalem §26

|
|
|
|
|

Accueil

C’est Dieu, le premier, qui nous accueille comme ses enfants. Comment ne nous ouvririons-nous pas, à notre tour, à nos frères ? S’accueillir soi-même sous le regard de Dieu, s’accueillir les uns les autres en communauté, cela commence par là. Alors seulement nous pouvons accueillir chacun.

D’abord, trois fois par jour par la liturgie, afin que tous les assoiffés de Dieu puissent venir s’y désaltérer. Et puis aussi, dans nos fraternités, pour partager la paix d’un repas en silence, la joie d’un café fraternel, ou le ressourcement d’un séjour au sein de la communauté.
Mais l’accueil, c’est bien plus que cela. Être attentifs à tous ceux que Dieu met sur notre chemin : jeunes et vieux, riches et pauvres, et leur offrir l’hospitalité de notre attention, de notre amitié et de notre prière. Et tout autant se laisser accueillir par eux, tels que nous sommes, une présence un peu singulière au cœur de Paris…

« Accueille les citadins. Les hommes qui t’entourent, que tu côtoies, reçois, qui prient avec toi, sont des assoiffés d’eau vive, marqués par la fatigue, l’inquiétude, la solitude, l’anonymat, le bruit. Essaie, pour eux, de partager une oasis de prière et de paix »

Livre de Vie de Jérusalem § 41

|
|
|
|
|

Au cœur de Paris

Qui l’aurait cru ? Pas besoin de partir au désert ou au sommet des montagnes pour rencontrer Dieu. Pour qui cherche Dieu de tout son cœur, Paris est le lieu béni où chaque jour c’est Lui qui vient nous trouver. Et de cela, nous pouvons en témoigner.
Paris, une ville bruyante et agitée ? Venez donc au petit matin à Saint-Gervais : il n’est pas absent de Paris, ce silence où Dieu fait entendre sa voix.
Mais en fait, dans cette ville de Paris qui s’affaire, ses rues, ses trottoirs, ses rames de métro, tout parle de lui pour qui sait entendre… Car la ville, ce sont surtout les milliers de visages qui la composent, visages du Visage de Dieu et reflets de l’icône du Christ.

Ainsi, nous nous sentons appelés à « demeurer dans la ville », unis à celui qui demeure dans le cœur de chacun de ses habitants, le plus parisien des parisiens !

« Veux-tu connaître la solitude ? La ville n’est qu’une solitude. Veux-tu vivre la communion ? Dans la ville, tout ensemble fait corps. Tu veux être saint : la ville est sainte. Sainte dès l’instant où elle est lavée par le sang du Christ sur la croix. »

Livre de Vie de Jérusalem § 134

Prier

au cœur des villes

« Le saint moine, c’est celui qui est, avec le monde, dans son désert, et au désert quand il est dans le monde. »

 

Livre de vie de Jérusalem § 136

Comment est née la fondation de Paris ?

La genèse de cette première fondation citadine commence au… Sahara ! C’est là au milieu du désert de pierres de l’Assekrem que Frère Pierre-Marie Delfieux a reçu cette intuition que le véritable désert est aujourd’hui dans les villes. Alors est né en lui ce désir de faire jaillir une oasis de prière au cœur de Paris. Parallèlement, le Cardinal François Marty, alors archevêque de Paris, avait lancé un appel pour que s’installent dans la capitale des moines pour l’an 2000. Ce désir et cet appel vont faire alliance dans une rencontre mémorable entre Frère Pierre-Marie et le Cardinal Marty. Le fameux «c’est d’accord» de ce dernier deviendra un ordre de mission pour cette première fraternité dite «de Saint-Gervais». Celle-ci verra le jour avec douze frères pour les premières vêpres de la fête de Toussaint en 1975. Un an plus tard, la même aventure a commencé pour les sœurs, le 8 décembre 1976, en la fête de l’Immaculé Conception. Frères et sœurs se retrouveront désormais trois fois par jour à Saint-Gervais pour la liturgie, tout en gardant leur autonomie de logement, de gouvernement et de financement.

Quels ont été les événements majeurs qui ont jalonné son histoire ?

Dans la nuit de Pâques 1979, seront prononcés les premiers vœux en présence du Cardinal Marty et à Noël 1995, les premières professions perpétuelles.

Dès 1976, des laïcs désirant partager le charisme de Jérusalem se retrouveront en fraternités, ce qui deviendra par la suite les Fraternités Évangéliques.

En avril 1991, les frères emménagent dans leur nouvelle fraternité tandis que les sœurs habitent en 1992 leur maison commune, bénie par le Cardinal Jean-Marie Lustiger.

L’église Saint-Gervais est toute ravalée et embellie par de nouveaux vitraux, faisant de ce lieu notre maison de prière.

Les fondations de nouvelles fraternités — Vézelay en 1993 et toutes celles qui suivront — marquent la vie des fraternités parisiennes par l’envoi de nombreux frères et sœurs.

Une nouvelle étape commence pour les Fraternités à Paris et bien sûr pour nos deux instituts, avec le retour à Dieu de frère Pierre-Marie Delfieux, le 21 février 2013.

Depuis 2017 la Fraternité des sœurs de Paris est l’un des lieux du noviciat commun des Sœurs de Jérusalem, en communion avec Varsovie, Cologne, Florence et Montréal. De leur côté, les jeunes profès y poursuivent leur formation initiale en lien avec Vézelay et Varsovie. 

Qu’est-ce qui type notre mission à Paris ?

Notre mission est simple, il s’agit de dérouler un tapis de prière sur le macadam de Paris. Elle se réalise à travers la liturgie — relayée en grande partie par internet et KTO — mais aussi par la prière silencieuse (oraison, adoration eucharistique, lectio divina). C’est ainsi que nous partageons avec les citadins cette oasis de prière, de paix et de fraternité.

Notre liturgie chantée au cœur de Paris dans une église ouverte est en elle-même évangélisatrice. Elle se déploie à travers les chants en polyphonie, les textes des Pères de l’Église et autres lectures spirituelles, les homélies et commentaires de la Parole de Dieu, nourrissant matin, midi et soir tous ceux qui y participent. Tout en étant une liturgie catholique romaine, elle puise dans les richesses des traditions de l’Orient et de l’Occident.

Un autre aspect de notre mission de moines et de moniales citadins se vit par notre insertion dans la vie sociale et professionnelle de la ville. En côtoyant tous ces parisiens aux visages les plus variés, en les accueillant dans l’église ou dans nos fraternités, nous apprenons à contempler  Dieu dans « sa plus belle image qui est avant la solitude, la montagne, le désert ou le Temple, la cité des hommes » dans  l’esprit de notre Livre de Vie (14). Par ailleurs notre vie consacrée à Dieu interroge et peut devenir pour les citadins un rappel de la présence de Dieu à leurs côtés.

Être moine, moniale à Paris, c'est...
  • Expérimenter que Paris peut être un lieu de rencontre avec Dieu.
  • Être « un point d’interrogation vivant ».
  • …pour que d’autres sachent qu’il y a un ciel.
  • Une merveilleuse aventure.
  • Contempler Dieu dans le visage des citadins.
  • Une expérience mystique et acétique.
  • Vivre le coeur à coeur avec Dieu dans le coude à coude avec les parisiens.
  • Être signe du Règne de Dieu par la gratuité.
  • Être unifié dans la multitude et non s’y diluer.
  • Vivre l’expérience du « désert » dans  une grande ville occidentale.
  • Être attentif aux signes des temps.
La grâce particulière des Fraternités de Paris, c'est...

Être là où tout a commencé.

Une diversité riche comme un bouquet.
La diversité qui enseigne le respect. Et le respect qui ouvre à la liberté.

La communion dans la diversité, des anciens avec des jeunes, de plusieurs nationalités, de professions variées…

Continuer à défricher un chemin de vie autour de cette « oasis » bénie qu’est Saint-Gervais.

Une histoire, un patrimoine et des relations tissées depuis la fondation.

Un lieu de sanctification, de discernement et de rayonnement évangélique et liturgique.

 

Les frères et les sœurs en formation nous apportent...
  • Ils nous rajeunissent !
  • Grâce à eux nous plongeons dans le processus de formation permanente.
  • Ça « déménage » ! C’est un appel constant à la fidélité, à interroger nos motivations profondes. Ça nous demande pourquoi persévérer dans la vie monastique.
  • Cela apporte de la fraîcheur, de l’enthousiasme, de la jeunesse et la conscience que nous avons un trésor à transmettre.
  • C’est stimulant !
  • Une possibilité de transmission permanente par la vie, les enseignements et l’expérience.
  • Une grâce pour ne pas s’installer et se laisser renouveler.
Ce que nous aimons à Paris, c'est...

La beauté de notre quartier et son histoire si riche en sainteté. Son côté cosmopolite et ses rencontres inattendues. Ses toits bleus, ses immeubles anciens, ses lampadaires et tous les visages que j’y croise.

Que c’est inclassable !

La lumière du matin sur le Panthéon.

Entendre, quand je suis à l’oratoire, le cœur de la ville qui bat, entre autres avec le bruit du métro.

La beauté de la ville vue depuis mon vélo. La Seine et ses quais aménagés.

Les nuages sur le ciel au-dessus de la Seine.

Sa beauté et sa rudesse.

Les rencontres, le dialogue avec la culture et les occasions de témoignages.

Ce qui nourrit ma prière, c'est...

La présence réelle de Jésus dans le Saint Sacrement ou entreaperçue incognito sur un visage humble, souriant ou fatigué, dans le métro ou dans la rue, au travail ou au monastère.

La familiarité de chaque jour avec l’église Saint-Gervais, son tapis de coco, son icône du Christ et la Vierge du Pilier… Dans le silence du petit matin.

La fidélité des frères, des sœurs, des laïcs.

Les joies et les souffrances des citadins.

La profondeur des cœurs assoiffés.

Notre vie de solitude et de communion.